Marignane 26 décembre 1994

Ce jour là, je l'ai vécu presque de façon historique.

 J'étais en vacances dans les Alpes, la Timone m'a rappelée.

Nous devions organiser les secours d'éventuels blessés.

 Mon rôle devait être de prévenir les familles des personnes blessées ou tuées.

Nos seules informations venaient d'un petit transistor que j'avais apporté.

 Je ne sais plus combien d'heures nous avons passées à attendre.

 Nos seules directives venaient de mon poste !!

Quand j'ai entendu que tout était terminé,

j'ai salué tout le monde et suis rentrée au bercail.

 

"Le vol AF 8969 se posa à 3 heures 30 du matin. Fatigués par la prise d'otage, le commando maintint le silence radio et en profita pour dormir.

Pendant ce voyage les services du ministre de l'Intérieur Charles Pasqua furent informés de l'objectif probable des preneurs d'otage et décidèrent que l'avion ne devait pas quitter Marseille, quel qu'en soit le coût.

Le commando reprit contact avec la tour de contrôle et exigea 27 tonnes de carburant. Huit tonnes auraient suffi pour rejoindre Paris, ce qui conforta le gouvernement français dans l'idée que leur intention était de transformer l'avion en bombe volante. Le commando expliqua qu'il souhaitait rejoindre Paris pour y donner une conférence de presse. Les autorités leur répondirent que tous les journalistes du monde étaient à Marseille et qu'il ne servait à rien d'aller à Paris. La solidité de l'argument perturba le commando qui accepta l'organisation d'une conférence dans l'avion. Il tomba alors dans le piège du GIGN : en effet, l'avant de l'avion fut vidé et les passagers amenés vers l'arrière. L'organisation de la conférence permettait non seulement de gagner du temps pour préparer l'offensive, mais aussi d'accentuer la fatigue du commando."

 

 La critique télérama n'a pas un sourire très enthousiaste!

Helas

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