A part une présence visible de l'armée tout semble calme. Mais les barrages le l'armée sont nombreux, comme pendant la guerre. En voiture, il faut s'arrêter, la nuit, éclairer la voiture. Les soldats, par peur, peuvent tirer si le conducteur oublie. Jusqu'à maintenant nous n'avons pas eu besoin de montrer nos papiers, il faut dire que mes belles soeurs, surtout Lina qui vit à Beyrouth sont reconnues par les militaires.

Il y a de nombreux tanks au bord des routes avec un soldat, fusil braqué sur les voitures.

L'entrée dans les super marchés est également très surveillée, le dessous des voitures est même examiné avec une glace surmontée d'un long manche. Les coffres sont ouverts et passés au détecteur de métaux.

Les beyrouthins semblent minimiser la situation: les combats se passent dans les camps du nord, ils ne se sentent pas concernés.

Il y a un contraste entre le luxe et les conditions quotidiennes de vie: toujours pas d'eau potable au robinet, des coupures de courant, nous avons un générateur qui prend le relais à condition de ne pas allumer la clim. Le générateur ne prend pas en charge l'ascenseur, nous sommes au 4ème étage. La machine à laver a été livrée pendant une coupure de courant, le manoeuvre (égyptien) a monté les 4 étages la machine sur le dos! Et ce n'est pas un petit lave-linge. Personne en France n'aurait accepté cela.

Il y a très peu d'occidentaux, je me suis promenée avec Michaël dans le quartier d'Achrafié. J'avais l'impression d'être une star, qui malgré son désir d'anonymat était reconnue, les gens stupéfaits se retournaient sur notre passage pour nous examiner de la tête aux pieds.