Interdiction de faire le moindre calmant à ce malade, ce qui est difficile à assumer pour le malade qui souffre et pour l’infirmière, impuissante devant sa douleur.

Je me décide donc, devant ses demandes insistantes, à lui injecter un placebo, qui n’aura aucune conséquence néfaste pour lui et l’effet " placebo " est bien connu, je ne me moque pas du malade en pratiquant l’injection intra-musculaire. Un quart d’heure après, il s’endort comme un bébé.

A la visite suivante, il annonce au médecin : " l’infirmière m’a fait une piqûre qui m ‘a complètement soulagé  "

Etonné et inquiet le médecin se retourne vers moi et me demande quel analgésique je lui ai administré ?

J’invente sur le champ un nom de médicament qui n’existe pas, le chirurgien, pas très futé, veut me faire répéter : " je ne connais pas , quel nom, vous dites ? "

Incapable de répéter une deuxième fois le même mot, je lui balance, délicatement, un coup de pied dans les tibias et là, ouf il a compris.